Vendredi 6 juin 2008
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Vendredi 6 Juin 2008
Gris ! Un ciel tout en nuances de gris et... la pluie, encore et encore...
Médard va arriver sous les ondées : le 8 juin... Et si Barnabé (11 juin) ne vient pas lui couper les pieds... nous serons mal barrés !
Je t'en prie Barnabé, entends nous ! Viens faucher les pieds à Médard le "grand pisseur" ! nous avons assez vu la flotte, on déborde !
Avec tout ça, j'espère qu'il m'entendra !
Saint Médard grand pissard
Il pleut 40 jours plus tard.
S'il pleut le jour de la Saint Médard (8 juin),
Le tiers des biens est au hasard;
A moins que la Saint Barnabé (11 juin),
Ne lui coupe l'herbe sous les pieds.
Google est encore en fête aujourd'hui :
- Dates principales de la vie de Diego Velazquez -
1599 - Le 6 Juin : don Diego Rodriguez de Silva y Velasquez naît à Séville
1622
- Il se marie à Maria Pacheco, fille de son maître
1622 - Il se rend à Madrid
1628 - Il achève la célèbre composition "Bacchus couronnant des ivrognes"
1628 - Velazquez reçoit Rubens à Madrid
1629 - Séjour en Italie, suivant les conseils de Rubens
1631 - Retour à Madrid
1644 - Il suit le roi en Aragon
1647 - Nouveau séjour italien sur demande du
roi
1654 - Retour à Madrid et nommé maréchal-fourrier du palais
1660 - Décès du plus grand peintre qu'ait produit l'Espagne
L'actualité tennistique n'aura échappée à personne, ni le patronyme de ce jeune joueur, classé 59° au classement ATP :
Gaël Monfils.
En accédant pour la toute première fois de sa jeune carrière à une demi-finale d’un tournoi du grand chelem, qui plus est à Roland Garros, Gael Monfils vient
ajouter son nom à la liste des tricolores qui ont marqué le tournoi parisien. Retour sur ce bel exploit réalisé par le français de 21 ans.
Le voilà, cet après midi en face de Goliath, le Suisse Federer...
Un cocorico d'encouragement s'impose :
Les jeux de mots, faisant référence à son nom ne manquent pas.
Ainsi ce matin, devant notre petit déjeuner, je disais à Virginie :
"Cet après midi je vais voir Monfils".
Et Virginie sceptique, hermétique et ignorante sportive, me fait une tête... et se demande si sa mère n'est pas en train de dérailler...
"Ben.... il est à Nantes..." risque t-elle hésitante...
Je lui explique "LE TENNIS Virginie !!!! LE TENNIS" !!!! il s'appelle comme ça, le joueur : Monfils !
"En tout cas, c'est pas mon frère"... Rétorque t-elle.
Mortes de rire !
Heureusement le mauvais temps ne nous fait pas perdre notre bonne humeur.
Depuis ce matin Virginie, tourne autour du pot :
"Tu fais quoi aujourd'hui ?"
Et moi, je me sens coupable de lui répondre :
"RIEN !"
Rien, ça veut dire rien de particulier... mais je ne m'étale pas...
Elle vient à la relance :
"Tu ne vas pas sortir faire des courses ?"
"je la fait marronner :
"Non, j'ai tout ce qu'il me faut..."
Puis :
"Tu as vu comme il pleut ?"
"Ouiiii, je ne vois que ça !"
Elle hasarde, encore :
"Et pour cet après midi il dit quoi, ton petit nuage ?"
"Pluie, pluie et encore pluie...."
Je la vois venir avec ses gros sabots !
A 13 heures elle doit prendre son car, pour aller chez son copain.
Elle trimballe un ENORME sac et j'en conviens, le parapluie dans une main, son sac à main en bandoulière et gros sac, difficile de se déplacer dans ces conditions...
Au fond de moi, il y a longtemps, que dans mon esprit l'idée à fait son chemin : je vais l'emmener en voiture... mais j'aime bien la taquiner et je ne lui ai encore pas dit... encore un peu de
marronnage !
Je vois de là, sa réaction lorsque je vais le lui dire :
"Ho maman tu es gentille, tu es la plus gentille des mamans, j'ai de la chance d'avoir une maman comme toi !"
Et un énorme bisou viendra conclure son excès de tendresse !
Arrête tes salamalecs, Virginie ! Je suis naturellement gentille, je ne fais pas d'effort !
Vu aux infos :
Une exposition au Mémorial de Caen, organisée avec le New York State Museum, du 6 Juin au 31 Décembre 2008.
L’exposition présentera de nombreux objets, images, films, témoignages et vestiges de la catastrophe. L’histoire des opérations de recherche et de récupération est racontée à travers des objets
trouvés par le F.B.I. parmi les décombres et notamment des pièces des deux avions qui ont percuté les tours.
11 Septembre 2001 :
C'est le genre d'évènement dont tout le monde sait ce qu'il faisait ce jour-là...
Ainsi moi, j'étais installée sur mon canapé, à regarder d'un œil, un film sur la trois. Je venais d'émerger de ma sacro sainte sieste... quand le programme a été interrompu pour faire
place à cette info.
Complètement abasourdie par la nouvelle... j'essaye de comprendre ce qui arrive. La peur m'envahit lorsque j'entends qu'il y aurait d'autres avions en vol qui menaceraient de se jeter, on ne sait
où...
Mon premier réflexe est d'appeler Anouchka, à Bordeaux.
L'année précédente, elle s'était rendue à New-York avec Rébecca, et avait photographié les tours...
Elle vient de voir ces images et comme elle vient de "zaper" son programme, elle croit qu'elle est tombée sur un film catastrophe !
Toutes les chaînes de télévision passent en boucle ces images de ces tours qui se consument, noyant le ciel New-Yorkais dans un épais nuage de fumée !
Lorsque la première tour s'effondre, je suis atterrée, je comprends vite que des milliers de personnes sont restées dans les étages... et la télé nous montre des gens sautant dans le vide
pour échapper aux flammes...
J'appelle mon copain syndicaliste Charly, qui certainement noyé dans ses papelards et sans radio au bureau, ignore tout de ce drame :
Je lui explique au téléphone qu'il est en train de se passer quelque chose de terrible, des tours percutées par des avions et qui sont tombées, les gens qui fuient... je suis au paroxysme de
l'angoisse et mes explications lui paraissent confuses...
Il me fait répéter... et devant son ton incrédule, je lui dis :
"Je prends une radio et j'arrive !"
Arrivée au syndicat, il me dis :
"Mais qu'est-ce qui arrive, j'ai rien compris à ce que tu m'as dit ?"
Je branche la radio et là il me dit :
"C'est ce que j'avais compris, mais je ne le croyais pas... tant la nouvelle est incroyable !"
Nous écoutons les infos un moment, l'oreille vissée au transistor, puis après avoir annoncé la nouvelle aux copains de l'étage, nous bouclons le bureau, pour aller dans un café, voir la
télévision.
Chez lui il n'a pas de télévision, et il veut se rendre compte de ce qui arrive.
Le cafetier ignorait ce qui se passait et nous lui faisons allumer sa télévision...
Nous restons scotchés devant l'écran jusqu'à tard le soir.. le temps de voir que d'autres avions se sont écrasés... sur le Pentagone et en Pennsylvanie...
Anouchka en 2000 devant les
tours....
Ainsi que je l'avais prévu, j'ai conduit Virginie à Voiron, et comme vendredi dernier, afin que je ne me trouve pas par monts et par vaux, au
moment du déjeuner, nous sommes allées manger à la cafète de Carrefour.
Ce n'est pas pour ça que nous faisons des orgies de bouffe.
Une viande accompagnée de légumes et un dessert suffisent amplement pour nous contenter. Nous restons dans le raisonnable.
J'en ai profité pour aller voir le marchand de téléphones pour lui demander des renseignements sur le fonctionnement obtus de mon portable... Trop compliqué pour ma p'tite tête...
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