Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /2008 07:00

Mercredi 4 Juin 2008


Pas d'amélioration, aujourd'hui côté météo. On prend celle des jours précédents et on recommence...
Hier soir le tonnerre a grondé, me contraignant à fermer, ma fenêtre du monde. Beaucoup de bruit pour rien, nous n'avons pas vu une goutte !
C'était sans doute Grenoble qui recevait les fureurs célestes...

Au menu hier soir : feuilletés savoyards (raclette, lardons fumés, pommes de terre) et gratin de poireaux. Un régal pour tout le monde.
La veille j'avais envoyé un texto à Méghane :
"Pour demain : pâtes à la carbonara ou gratin de poireaux ?"
N'ayant pas eu la réponse souhaitée, j'ai opté pour le gratin, au grand dam de Méghane qui aurait préféré les pâtes carbonara...
"Mais Mamie, je n'avais plus d'unités pour te répondre...."
C'est l'éternelle chasse aux unités entre elle et Maxime.
Quand ils sont en bon terme, il leur arrive de faire du troc d'unités et je surprends des marchés défiant toute concurrence :
"Tu m'en passes une maintenant et la prochaine fois je te dépanne de deux..."
Elisa considérant avec envie tout ce trafic entre les téléphones portables, nous  demande quand elle aura aussi le sien...
"Hé, bien il ne manquerait plus que ça !"
Il faut souvent la recadrer à son rang de petite fille de 5 ans.

Ainsi hier soir, elle avait décrété que Méghane irait se coucher en même temps qu'elle.
Et Méghane :
"Mais je n'ai pas 5 ans comme toi !"
"Oui, mais moi je veux que tu te couches en même temps que moi..."
J'ai fini par trancher :
"Bon, écoute Elisa : tu veux faire tout comme Méghane ?"
Elisa croyant avoir trouvé une alliée (de poids), acquiesce avec un air réjoui.
"OK, mais alors demain je te réveille à 6 heures, comme Méghane et tu vas au collège avec elle, d'accord ?"
"Mais non Mamie, je suis en maternelle..."
"Si tu es en maternelle, c'est bien parce que tu es plus petite !"
"Bon, d'accord...." finit-elle par dire, de guerre lasse.
"Mais quand j'aurai 6 ans, Méghane se couchera en même temps que moi..."
Et là Méghane lui sort un argument percutant :
"Et quand je serai mariée tu dormiras avec moi ?"
"Non parce que moi je serai mariée avec papa, et je dormirai avec papa..."

Elle a une grande admiration pour son papa, et compte le nombre de dodos qui les séparent de leurs retrouvailles. Il travaille sur la côte d'azur, et revient tous les 15 jours, pour prendre Elisa.


 
 
 C'était il y a un an. Ce regard là, plein d'admiration, c'est pour son papa !

  
Avec papa.                                              Alex, sa maman, n'est pas en reste.

En voyant le regard malicieux d'Alex, je vais vous faire un "Spécial gaffes d'Alex" :

Là il nous faut remonter à sa période grossesse de Méghane.
Elle a eu sa fille jeune, et était encore à la maison.
Nous voilà en été 1994.
Pour accueillir sa fille elle était rentrée dans une frénésie de couture...
Tous les jours la maison ressemblait à un grand atelier de couture.
Elle voulait tout faire, pour le trousseau de bébé et me faisait faire des choses insensées !
Je sais bien coudre... mais j'en ai une sainte horreur... le moindre bouton à recoudre est une corvée...
Parallèlement elle me faisait aussi tricoter... brassières, chaussons, gilets, robes s'accumulaient.
J'appréhendais le matin quand elle me disait :
"Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ?" Il fallait le traduire par : "qu'est-ce qu'on coud aujourd'hui ?"
Ainsi nous étions souvent par quatre chemins à la recherche du rare tissu qu'elle convoitait. Nous y allions souvent le matin et l'après midi sous une chaleur écrasante, dans le ron-ron de la machine à coudre nous confectionnions à tour de bras : les tours de lit, les parures, la garniture du panier pour les produits de toilette, les sorties de bain et gants de toilette assortis... tout assorti.
Elle était allée jusqu'à me faire faire des bavoirs avec les restes de tissus éponge qui lui restait des sorties de bain !
Il lui restait un bout de tissu ? qu'à cela ne tienne, on va pouvoir faire une autre parure de drap... mais il en manquait pour la compléter et nous retournions au magasin de tissus... Il en restait à nouveau... Que pourrait-on faire encore ?
Recouvrir l'abat-jour de la lampe me dit-elle un jour !
L'après midi séance tenante nous nous étions mis à l'œuvre.
"Séance tenante", car elle m'avait enrôlée à la couture, au moment où je passais l'aspirateur... et j'avais dû abandonner l'engin en plein dans le couloir...
L'abat-jour prenait forme, et elle s'enthousiasmait de voir la transformation ainsi opérée.
Quand il fut fini, nous eûmes l'idée en même temps d'aller le replacer sur la douille de la lampe, dans la chambre, pour voir l'effet qu'il produisait.
M'arrachant l'abat-jour des mains, elle se précipita dans le couloir, de peur que je ne la devance.
En même temps que je lui criais :
"Attention à l'aspirateur !!!"
Un grand boum, dans le couloir... je l'ai trouvée affalée sur l'aspirateur... l'abat-jour écrasé sous elle !
Ne pouvant plus se relever tant elle avait le fou rire !
Plus de peur que de mal, Méghane était bien accrochée.
Nous avons eu beaucoup de mal à lui redonner sa forme à l'abat-jour cabossé...

Un jour, Anouchka lui dit :
"Il faut que tu lui fasses écouter de la musique à ton bébé, il entend à travers ton ventre."
"Oui, oui, je sais, je mets de la musique."
"Et tu lui fais écouter quoi ?"
"Supertramp !" claironne t-elle !
Mortes de rire !

Un jour saturée de couture, et marre de la chaleur qui nous accablait, nous décidâmes de laisser notre grand chantier couture, et d'aller quelques jours au bord de la mer, prendre un peu le frais.
Elle savait qu'elle attendait une fille et faisait un grand mystère, quant au prénom qu'elle allait lui donner...
"Charlène" disait-elle... je lui disais que ça ne m'emballait pas trop...
Je lui faisais des suggestion qu'elle repoussait...

Un jour je lui parle d'une petite "Mégane" (sans h) que sa maman appelait à grands cris au supermarché.
"C'est pas vilain, Mégane, j'aime bien lui dis-je..."
"Berk !" fut sa réponse...
Nous étions donc au bord de la mer, et elle me faisait faire les boutiques bébés... encore...
Nous entrons un jour dans un magasin qui vendait des lettres en bois décorées, pour écrire le prénom de bébé.
"Ho ! maman, comme elles sont belles, on en prend ?"
"Tu vas prendre quoi, tu n'es pas fixée pour le prénom !"
"Mais si je sais comment je vais l'appeler...."
"Ha bon ? et tu as choisi quoi ? moi je ne paye pas les lettres pour Charlène ! Si tu persistes à l'appeler Charlène tu payes tes lettres ! lui dis-je en plaisantant."
"Ha là là là... t'es "chiante" me dit-elle... je voulais te faire la surprise ! mais j'aime bien aussi : "Mégane".
Quelle bonne nouvelle ! Là c'est définitif, si elle veut acheter les lettres du prénom.
Nous choisissons M E G A N E, puis elle me fait remarquer que le H est plus beau que toutes les autres lettres... on peut le mettre où ?
Je lui suggérais entre le le G et le A.
Et c'est ainsi que Méghane s'est appelée Méghane avec un H.


   
   Celles-ci sont "piquées" sur le net...

Je reviendrai sur les péripéties d'Alex, mais là je vais manquer "d'encre"... rires !          

Par Marishka - Partager    
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