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Un an s’écoule, et le roi prend une autre épouse, très belle, mais jalouse et hautaine. Celle-ci interroge sans cesse son miroir magique : « Petit miroir, petit miroir chéri, quelle est la plus belle de tout le pays ? » Le miroir répond : « Madame la reine, vous êtes la plus belle de tout le pays. ». Mais un jour, alors que Blanche-neige vient d’avoir sept ans, le miroir assène : « Madame la Reine, vous êtes la plus belle ici. Mais Blanche-Neige est mille fois plus jolie ». Furieuse, la mauvaise reine charge un chasseur d’emmener Blanche-Neige dans la forêt, de la tuer et de lui rapporter comme preuve du meurtre son foie et ses poumons. Arrivé dans la forêt, le chasseur, pris de pitié, épargne Blanche-Neige. À la place du foie et des poumons de la petite fille, il rapporte à la reine ceux d’un marcassin, qu’elle fait préparer par son cuisinier et dévore. Blanche-Neige, quant à elle, erre quelque temps dans la forêt avant de se réfugier dans la maison des sept nains. Le soir venu, lorsque les nains rentrent de leur journée de travail à creuser et piocher la montagne pour en extraire le minerai et l’or, ils découvrent Blanche-Neige chez eux et, émerveillés par sa beauté, acceptent de l’héberger. Cependant la reine, qui interroge à nouveau son miroir, apprend que Blanche-Neige est vivante, et qu’elle habite au cœur de la forêt. Décidée à la faire mourir, elle se déguise en vieille mercière pour lui vendre un lacet de corset fait de tresses multicolores. Sous prétexte de le lui attacher comme il faut, elle le serre tant que Blanche-Neige tombe comme morte. Elle est sauvée par les nains qui, rentrés de la montagne, tranchent le lacet. Une seconde fois, la reine se déguise, cette fois en vieille dame vendant des peignes. Elle vend à Blanche-Neige un peigne empoisonné ; celle-ci tombe à terre dès qu’il est posé dans ses cheveux. Les nains parviennent à nouveau à la sauver, et l’abreuvent cette fois de recommandations pour qu’elle n’accepte plus rien de personne. La reine, quant à elle, fabrique une pomme à demi empoisonnée et se grime une fois encore en vieille. Blanche-Neige commence par refuser la pomme, mais la vieille la coupe en deux, mange devant elle la partie blanche — saine —, et offre à Blanche-Neige la partie rouge — empoisonnée. Ayant perdu toute méfiance en voyant la vieille croquer dans le fruit, la fillette mord à son tour dans la pomme, et aussitôt tombe morte. Les nains, cette fois, ne trouvent pas ce qui a provoqué la perte de leur protégée, et ne parviennent pas à la ranimer. Ne voulant pas la mettre en terre, les nains déposent Blanche-Neige dans un cercueil de verre transparent.
Un jour vient à passer un prince qui, séduit par la beauté de Blanche-Neige qu’il peut contempler à travers les parois du cercueil
— « elle était encore aussi fraîche que si elle eût été vivante […] le temps passa et passa, mais elle était toujours aussi fraîche » —, fait emporter le
cercueil. Sur le chemin, ses serviteurs trébuchent. Le choc fait sortir le morceau de pomme empoisonné de la gorge de Blanche-Neige, qui se réveille à l’instant. Les noces sont célébrées
sans tarder. Au cours du banquet, la méchante reine, qui a été invitée, est punie : on l’oblige à chausser des mules de fer rougies au charbon ardent, et à danser jusqu’à ce que mort
s’ensuive. |
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