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Mardi 12 août 2008 2 12 /08 /2008 09:05

Mardi 12 Août 2008




J'ai un souvenir impérissable, de vacances mouvementées, et que je vais vous relater.

Ça ne date pas d'hier... il nous faut remonter à 1973.

A cette époque, il y avait encore un monsieur dans ma vie, et nous n'avions alors que 2 enfants : Virginie, presque 3 ans et Jérôme, 16 mois. (Alex n'étant née que 3 ans après).

Comme toutes les années nous nous rendions en Espagne, dans un appartement, que le quotidien régional : le Dauphiné Libéré, louait à mon beau-père, alors employé en qualité de journaliste.

Les beaux-parents nous accompagnaient. Eux, dans leur voiture et nous dans la nôtre avec notre progéniture, nous voyagions de nuit, afin de ne pas trop perturber les enfants.
Ils dormaient tout le long du voyage, et ils arrivaient en pleine forme... contrairement à nous...

A cette époque nous avions une Simca 1000 blanche, que nous avions achetée d'occasion quelques mois auparavant. Avant le départ nous l'avions faite "réviser"...
Je me demande aujourd'hui comment nous faisions pour tout entasser dans ce mini véhicule... avec tout le matériel pour des enfants en bas âge...

 
                                      Une Simca 1000, la même que la notre.


De nos jours, quand un enfant arrive dans la famille souvent les parents changent leur véhicule... Dans mon entourage, Jérôme entre autre, a troqué sa clio, contre une Opel Zafira, lorsque Camille est né...

En 1973, les sièges-auto pour enfants n'étaient pas de rigueur, et on les transportait, au petit bonheur la chance, comme on pouvait....
Quelquefois Il arrivait que l'on voit un enfant attaché à la même ceinture que le passager !
L'obligation du port de la ceinture de sécurité est entrée en vigueur en 1967, à l'avant et en 1978 à l'arrière... 

Mais soucieux de la sécurité des enfants, nous leur avions installé des "sièges-auto" de substitution.
En l'occurrence, un siège-relax pour bébé... une antiquité, que je ne trouve même plus sur la fenêtre du monde...
Ce siège consistait en une coque rigide, recouverte d'un mince couche de revêtement plastifié amovible, avec un pot dessous... auquel on pouvait ajouter des roues, (en option). Ce siège était muni de crochets en fer arrondis pour accrocher au dossier du siège de la voiture. (Si toutefois le dossier était arrondi....)
Voilà pour l'installation d'un enfant... et pour l'autre enfant, le haut de la poussette faisait office de siège-auto, avec des crochets comme le précédent.
Réflexion faite aujourd'hui : c'était à mon avis plus pour empêcher les enfants de naviguer dans l'habitacle, plutôt qu'une sécurité....

Notre voiture sur le point du départ était pleine à craquer ! Nous avions même occupé l'espace de l'Opel des beaux-parents....
Nous avions poussé le vice, puisque nous estimions avoir de la place, à emmener pour Virginie, le même modèle de siège-relax avec des roues, en jouet, pour sa poupée !

Notre séjour à Salou, en Espagne, se passe bien.

4/5 jours avant la fin de notre séjour, avec monsieur (l'ex), un matin, nous nous rendons à Cambrils au marché aux poissons.
Nous n'y arriverons jamais... C'est sur cette portion de route que notre Simca 1000 déclara forfait... une durit qui se mit à fuir lamentablement....
Ne me demandez pas trop de détails, je ne me souviens que de cette p.... de durit qui nous lâcha.
Retour à pieds à l'appart. Mon beau-père prend les devants et appelle un garage à Cambrils, qui vient chercher le véhicule et l'emmène réparer dans son garage.
Le lendemain, nous réceptionnons la voiture réparée. Elle roule sans problème jusqu'à Salou.
Beau-père, sympa, nous ayant payé la réparation, nous suggère de ne plus y toucher, pour nos sorties et met gentiment son véhicule à notre disposition, pour nos petits déplacements, jusqu'à la fin de nos vacances...

Je proteste mollement arguant du fait que j'aimerais la mettre à l'épreuve la voiture réparée... mais je me heurte à 2 murs : l'ex et son papa !  

Vient enfin le jour du retour.
A 6 heures du matin, la "caravane" s'ébranle. Nous devant et beaux-parents derrière pour faire la voiture balai...
A peine étions-nous sortis de Salou, et avions amorcé la voie rapide que notre voiture se met à tousser... perdre de la vitesse.... pour finalement s'arrêter sur le bord de la route.
Beau-père fait le diagnostic : Elle chauffe...
"Il faut attendre qu'elle refroidisse... et reprendre la route tout doucement..." suggère t-il.
10 minutes après nous repartons, pour accomplir 5 Km et rebelote, la voiture s'arrête...
Bon, j'ai compris, on va rentrer comme ça, en s'arrêtant toutes les 5 minutes... A ce train là nous ne sommes pas arrivés en France !
Tant bien que mal, nous parvenons sur l'autoroute, où nous roulons au ralenti, encore quelques kilomètres... puis une explosion, et de la fumée qui s'échappe du moteur, nous fait arrêter définitivement, et sortir les gosses en catastrophe !
Cette fois on est bel et bien coincé...
Beau-père appelle les secours, sur la bande d'arrêt d'urgence.
Une dépanneuse nous remorque, dans un garage, jusqu'au patelin suivant : Sant Feliu de Llobregat... où nous allons prendre un petit déjeuner, en face du garage, en attendant la réparation...

Il est 9 heures du matin... et nous aurons encore le temps de déjeuner sur le pouce, pour tromper l'attente interminable...
14h30... la voiture est réparée.
Nous reprenons la route direction l'autoroute, en roulant doucement pour ménager notre carrosse.
Nous sommes encore dans Sant Féliu de Llobregat, quand la même explosion et la même fumée qui sort du moteur, se manifestent de nouveau, nous plantant là, cette fois définitivement.
Les factures des réparations ont grevé les 2 budgets de retour... et on ne peut pas faire réparer la voiture, tous les 30 km !

Nous poussons la voiture, dans un quartier tranquille... l'embranchement de l'autoroute est à peine à 100 mètres... On la range contre le trottoir, et la fatalité veut que juste devant il y ait un garage... nous attendons que le garagiste ouvre ses grilles et lui expliquons notre mésaventure...
 
Beau-père croit avoir trouvé le bon plan, en proposant au garagiste de nous acheter notre épave... à l'état d'épave... Ce que bien sûr il refuse.
Il est futé le garagiste, il sait bien qu'on va lui l'abandonner pour rien. il n'est pas tombé de la dernière pluie !

L'ex et moi, nous sommes sans réactions... Il nous faut gober le fait que l'on va devoir abandonner la voiture... et nous nous en remettons au bon sens du patriarche...
Après moult tergiversations, il convient de nous laisser dans cette ruelle, et d'aller avec belle-mère sur Barcelone, prendre des billets de train, pour notre retour... Au passage ils emmènent Jérôme qui commence à s'impatienter.
A peine sont-ils partis et que je vois la voiture tourner au coin de la ruelle, qu'une pensée me traverse l'esprit et je dis à l'ex :
"Ils n'ont pas relevé le nom de la rue, ni le nom du patelin, je suis sûre qu'ils vont nous perdre !!!!!"
"Tu crois ?"
"Non !!! j'en suis sûre !!!!"

16 heures... nous attendons... je donne le goûter à Virginie... ils ne sont toujours pas là, et je m'inquiète pour Jérôme; belle-mère n'a pas pris son goûter...
L'attente se prolonge, et Virginie commence aussi à perdre patience, et il faut user de subterfuges pour la distraire de cette attente interminable, sur ce bout de trottoir.
Nous ne voulons pas nous éloigner, de peur de les rater.
Nous nous contentons de faire les cents pas sur ce trottoir... de contourner le pâté d'immeubles, moi d'un côté et l'ex de l'autre...
Nous ne sommes pas encore à l'ère du portable...

19 heures, l'inquiétude grandit... et ça confirme ce que je pensais : ils nous ont perdus.
19h30, je continue les 100 pas, et au moment où je débouche au coin de la rue, j'aperçois la voiture des beaux-parents qui vient juste de se profiler à l'autre bout. A une poignée de secondes près, nous nous rations...
Je gesticule en hurlant, sur le bord du trottoir, afin qu'ils me voient ! 

Ouf !!! on se retrouve ! Et beau-père avoue, qu'il ne se souvenait ni du nom du patelin, et encore moins de celui de la rue...
Je savais beau-père étourdi... Combien de fois était-il venu à la maison en me disant :
"je me suis trompé... je suis allé frapper à la porte de l'immeuble d'à côté...."

Nous sommes tous épuisés, les uns d'avoir tourné en rond, et les autres d'avoir poireauté des heures.
Les billets de train sont pris pour le lendemain, pour belle-mère, les enfants et moi-même.
Beau-père et l'ex se relaieront pour conduire, la voiture surchargée de nos bagages !
Il fallait ramener le contenu de deux voitures dans une seule !
Avant de vider notre piètre Simca 1000, avec l'ex, beau-père nous conduit, belle-mère, les enfants et moi dans un hôtel à proximité.
Au petit matin, peu reposés, nous partons à Barcelone, direction la gare.
Beau-père, tourne et vire dans Barcelone à la recherche de la gare...
Il ne cesse de répéter :
"On n'est pas loin, ça me dit quelque chose..."
Ça lui dit tellement quelque chose, qu'on y arrive jamais à cette gare...
Nous nous renseignons :
Beau-père questionne les passants :
"S'il vous plaît pouvez-vous nous indiquer la gare ?"
Bof, pas de réponse, ils ne comprennent pas...
"La gara !" risque t-il...
Pas mieux... Et moi une lueur, si j'essayais en italien ?
"La stazione ?"
"Si, si l'estaciÓn !"
Nous ne sommes pas au bout de nos peines, car nous ne comprenons RIEN aux explications si gentiment fournies !
L'heure avance, et si nous continuons à tourner en rond, nous allons le rater ce train !
Je suggère, de prendre un taxi et de le faire rouler devant nous pour nous conduire à la gare !
C'est ce qu'on finit par faire !

Nous avons juste le temps de nous engouffrer dans le train !

Arrivées à la gare de Grenoble, nous ne sommes pas non plus au bout de nos peines.
Nous ne pouvons nous rendre à la maison à pieds, distante de 5 km.
Nous optons pour le taxi... à cette heure ci, 20h30, il n'y a plus de transports en commun...
Le chauffeur de taxi, qui nous voit arriver prend peur et refuse de nous emmener... Nous sommes surchargées, belle-mère et moi, de tout ce que la voiture de beau-père n'a pu prendre ! Une montagne de bagages !

Et belle-mère sur le bord du trottoir au bord de la crise de nerf, qui explique au taxi, qu'on a pas fait tout ça, pour se voir refuser d'embarquer à 5 km de la maison !!!
Il finit par prendre pitié de nous, et accepte, lorsque belle-mère lui propose de faire 2 voyages !
Non, il n'ira pas jusque là; il s'ingénie à tout entasser, dans son taxi et nous conduit à la maison !


Je ne crains pas de l'oublier, cette mésaventure ! Dans la famille, nous avons même fini par en rire ! 
   




Par Marishka - Recommander
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Commentaires

quel souvenir!!!!! mais bon vous êtes rentrés c'est le principal. Oui je vais mieux, je dois dire que je n'ai rien fait aujourd'hui à part me reposer. je ne le mets pas sur mon blog aujourd'hui, chut, demain je garde Samuel toute la journée, Jessica a besoin de se retrouver avec sa puce et oui la ptite ne veut plus que son papa du fait que jess s'occupe du ptit donc au lieu que Noémie vienne chez nous c'est le ptit que du bonheur surtout que le 22 elle travaille le matin et la semaine d'après elle travaille puis prend deux semaines de congés ça me permet de me remettre dans le bain avec un bb. lol. à ce soir, bisous
Commentaire n°1 posté par mabiche1231 le 12/08/2008 à 15h24

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