Samedi 28 novembre 2009
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Dimanche 29 Novembre 2009
11°C
14°C
Ce matin ce sont les bourrasques de vent rugissant derrière mes volets, qui m'ont éveillée
!
Sans doute le vent du midi, comme on dit, chez nous.
Lorsqu'il cessera de souffler, la pluie va arriver.
J'espère que vous n'avez pas fait comme moi....
Je vous avais annoncé l'élection de Miss France pour hier soir..... Je me suis installée devant mon petit écran, et j'ai vainement attendu... je m'étais trompée de samedi
!
Et bien non ! ce n'était pas dit que mes ami(e)s, mes voisins allaient festoyer sans moi
!
La voisine de ma fille, qui préparait le repas pour la
fête du mouton (et non pas au mouton) a eu la bonne idée d'en faire un plat pour la petite famille d'Alex et un plat pour sa vieille mère !
(Un plat très copieux : j'en ai mangé hier soir, il m'en reste pour midi et ce soir !)
Alex est donc passée hier après midi chargée de victuailles toutes fumantes et odorantes !


Je remercie bien sincèrement Sourour du Maroc qui a bien voulu
m'expliquer cette tradition qu'est
la "fête du mouton".
Elle m'avait fait un très long commentaire, que je vous édite ici :
L'Aïd
El-Kébir
L'Aïd El-Kébir (la grande fête), appelée
aussi "fête du mouton", "Aïd El-Adha", "fête du sacrifice", est une grande fête religieuse qui célèbre le miracle opéré par Dieu substituant un bélier au fils qu'Abraham lui offrait en
sacrifice.
La quasi-totalité des quartiers se sont transformés en centres pour la vente de moutons. Évidemment, cette année, les prix des moutons enregistrent des
hausses, que certaines personnes
ne peuvent se permettre.
Partout, on voit des moutons transportés
sur les épaules, sur les mobylettes, dans des carrioles, des vélopousses... tous les moyens sont bons.

Le choix du mouton se fera selon ses propres techniques : on tâte les cuisses pour voir si la chair est bonne, on regarde et on marchande. Des garages et même des impasses servent, ces jours-ci,
de "parcs" pour moutons.
Plusieurs éleveurs se donnent rendez-vous avec leurs moutons de leur propre région.
Il leur arrive de réaliser des gains considérables. Le plus souvent, ils provoquent la flambée des prix en manipulant les opérations de vente.
Cette fête réjouit beaucoup les enfants qui crient de joie La veille de l'Aïd El-Kébir, tout est purifié : les maisons sont chiffon, consciencieusement lavées.

A partir du moment où le mouton est choisi pour être destiné au sacrifice, il devient presque sacré, on lui fait boire différents breuvages le matin de
l'Aïd. C'est après la prière, qui se fait Al Masjid, la Mosquee, que le mouton peut être égorgé. Le sacrifice doit être accompli par un homme pieux qui tranche la carotide de la bête dont la tête
est dirigée vers La Mecque.
Quand le mouton ne bouge plus on commence alors le travail : une fois la tête coupée, en soufflant dedans, on gonfle l'animal afin de détacher la peau des muscles. Puis par les pieds, on le
suspend et on commence à lui retirer la peau très délicatement. Celle-ci séchera puis sera nettoyée.
C'est un très bon tapis pour
la prière !
Le premier jour, selon les us et coutumes, le mouton n'est pas entamé n'importe comment. On commence par "boulfafe" (morceaux de foie enrobés
de crépine grillés).
Et aucun repas ne saurait se terminer sans le fameux verre de thé.
Le jour de l’Aïd donne à la vie sociale une coloration particulière. Tôt le matin, les psalmodies du Coran fusent des mosquées où les
hommes se retrouvent pour la prière de l’Aïd et l’odeur de l’encens remplit les foyers. Après quoi, c’est toute une activité débordante qui s’installe. Activité où la gastronomie a une part
essentielle. Le repas se compose traditionnellement d’un plat unique les "qlaya" et de la salade méchouia.
Les andouillettes au goût relevé, préparés à partir des abats sont réservées pour le deuxième jour de l’Aïd .

Le reste du mouton entier passe la nuit dans la maison enveloppé dans un linge et suspendu.
Il n'est découpé que le lendemain.
Et selon la tradition, un tiers est donné en aumône, un tiers consommé et un tiers conservé.
La viande du mouton est conservée pendant une certaine période (le guédid). La recette consiste à découper la viande en fines lanières et à la faire mariner dans un récipient en y ajoutant du sel
et des épices (sel, cumin, gingembre, ail et huile olive,etc). La dernière étape, c'est le séchage au soleil pendant quelques jours. Le ‘'guédid'' est utilisé dans la préparation des tajines et
de couscous. Avant d'utiliser cette viande séchée, il faut la laisser tremper dans de l'eau pendant une nuit.
Le "guédid'' peut être conservé plus de deux mois.
De cette préparation on fait de la viande boucanée ou kli3 que l'on prépare et on cuit et se conserve dans des jarres.
Certains ménages, en plus du ‘'guédid'', préparent de petites boules de graisse dans une bande d'estomac ficelées avec des intestins (sel et épices). Ces boules
appelées "Kourdas" sont utilisées uniquement dans le couscous.
Aïd El-Kébir, la fête de tous les sacrifices.
Cette fête est aussi l'occasion d'effacer toutes les rancœurs, de pardonner, de se réconcilier ou de se rapprocher les uns des autres... Et pour les enfants, cette fête est synonyme de joie, de
gaieté et de bonheur. A l'occasion, on leur offre des vêtements neufs.
Même ceux qui n'en ont pas les moyens s'endettent afin d'acheter un mouton et faire bonne
figure au sein de la société. Ainsi, toutes les catégories sociales respectent la tradition. Rares sont les exceptions et les plus pauvres empruntent ou vendent quelques pièces de leurs meubles
pour acheter un mouton, car il est difficile, surtout pour les enfants de ne pas acheter de mouton, mais Allah nous a dit dans la mesure du possible et non pas se priver pour en
acheter ou emprunter mais les gens ne peuvent reculer devant leurs enfants, qui eux ne comprennent pas.


Les temps sont durs pour les ovins : sauve qui peut !


Par Marishka
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